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Les questions qu’on me pose le plus souvent, et des réponses courtes.

Secrets de famille, répétitions, syndrome d’anniversaire (Répétition d’un événement à une date ou à un âge qui fait écho à ce qu’a vécu un ascendant. Notion décrite par Anne Ancelin Schützenberger.), loyautés invisibles (Fidélités inconscientes envers sa famille, qui peuvent orienter nos choix sans qu’on le sache. Notion décrite par le psychiatre Ivan Boszormenyi-Nagy.), successions bloquées. Cliquez sur une question pour lire la réponse.

Qu’est-ce qu’un secret de famille, et pourquoi fait-il des dégâts ?

Un secret de famille, c’est un événement qu’on a décidé de taire : une naissance hors mariage, un suicide, une faillite, une maladie, un enfant placé, une fortune perdue, un acte dont on a honte. On se tait pour protéger. Mais ce qui n’est pas dit ne disparaît pas.

Les enfants, puis les petits-enfants, sentent qu’il y a « quelque chose ». Ils construisent autour de ce vide des peurs, des symptômes, des silences à leur tour. C’est en ce sens que les secrets de famille deviennent des maux : le corps et la vie parlent à la place des mots. Mettre des mots, même tard, apaise souvent plusieurs générations à la fois.

Pourquoi est-ce que je répète toujours les mêmes schémas ?

Parce qu’on apprend la vie dans sa famille, bien avant de la choisir. On répète ce qu’on a vu, et parfois ce qu’on n’a pas vu mais qui s’est passé avant nous : une séparation au même âge que sa mère, un échec professionnel comme son père, une rupture avec un frère comme entre nos grands-parents.

Repérer la répétition, c’est déjà commencer à s’en défaire. Tant qu’on ne la voit pas, on croit que « c’est nous ». Quand on la voit, on peut choisir.

Qu’est-ce que le syndrome d’anniversaire ?

C’est ce que l’on observe quand un événement se produit à une date, ou à un âge, qui fait écho à un autre événement dans la famille : un accident à l’âge où le grand-père est mort, une dépression l’année où sa mère a perdu son propre père, une naissance le jour d’un deuil ancien.

Anne Ancelin Schützenberger a beaucoup travaillé sur ces coïncidences. Elles ne sont pas de la magie : elles montrent à quel point les dates comptent dans la mémoire d’une famille, même quand personne n’en parle. En séance, on regarde ces dates avec attention.

Que sont les loyautés invisibles ?

Ce sont des fidélités que l’on a envers sa famille, sans le savoir. Par exemple : ne pas réussir mieux que son père, pour ne pas le « trahir ». Rester dans le village, dans le métier, dans le domaine, parce que partir serait abandonner. Ne pas être heureux en couple parce que sa mère ne l’a pas été.

Le mot vient du thérapeute Ivan Boszormenyi-Nagy. Ces loyautés sont souvent belles dans leur intention, et lourdes dans leurs effets. Le travail consiste à les voir, à les honorer, puis à s’en libérer sans rejeter personne.

Comment une histoire familiale se transmet-elle sans qu’on en parle ?

Par les silences, justement. Par ce qu’on ne dit pas à table, par les photos qu’on ne montre pas, par les prénoms qu’on donne « en souvenir de », par les réactions trop fortes face à certains sujets. Les enfants captent tout cela et le gardent, sans mode d’emploi.

C’est pour cela qu’on peut porter la peur, la colère ou le chagrin d’un grand-parent qu’on n’a jamais connu. Et c’est pour cela qu’on peut aussi, en le comprenant, cesser de le transmettre à ses propres enfants.

Pourquoi une succession bloque-t-elle, alors que tout est réglé juridiquement ?

Parce qu’un héritage, ce n’est pas que des biens. C’est aussi la place de chacun dans la famille. Celui qui refuse de signer dit souvent : « On ne m’a jamais vu. » Celui qui veut tout garder dit : « Si je vends, je trahis. »

Dans les entreprises familiales et les domaines viticoles, c’est encore plus fort : le patrimoine porte le nom de la famille. Regarder l’histoire (qui a repris, qui est parti, qui a été préféré, quelles promesses ont été faites) permet souvent de débloquer ce que le droit seul ne peut pas débloquer.

Dois-je connaître mon histoire familiale pour venir ?

Non. Beaucoup de personnes viennent en disant « je ne sais presque rien ». C’est précisément intéressant : les trous dans l’arbre sont souvent là où se cachent les secrets. On travaille avec ce que vous savez, ce qu’on vous a dit, ce que vous avez deviné, et ce que vous pouvez demander autour de vous si vous le souhaitez.

Il n’est pas nécessaire de faire des recherches dans les archives. Si vous aimez cela, vous pouvez, mais ce n’est pas le cœur du travail.

Est-ce que ça remplace un suivi médical ?

Non. Mon accompagnement n’est pas médical : je ne pose pas de diagnostic et je ne prescris rien. Si vous avez un suivi en cours, gardez-le : les deux avancent ensemble.

Si, au fil des séances, je pense qu’un médecin ou un autre professionnel vous aiderait mieux, je vous le dirai franchement. En savoir plus sur ce que c’est, et ce que ce n’est pas.

Une question qui n’est pas ici ? Posez-la moi, j’y répondrai, et elle rejoindra peut-être cette page.

Et si on en parlait ?

Un premier échange de 15 minutes, par téléphone ou en visio, suffit souvent pour savoir si la démarche vous correspond. Il est offert et sans engagement.

Le premier échange de 15 minutes, par téléphone ou en visio, est offert et sans engagement.